LA RECONNAISSANCE FACIALE EN FRANCE

26 février 2020 à 11h19

C'est un sujet très sensible au niveau européen, celui de la reconnaissance faciale.
Selon le magazine The Intercept, 10 polices nationales de l'Union militent actuellement pour la mise en place d'une base de données commune dans ce domaine. A l'heure actuelle, la police peut déjà dans certains cas, accéder à des bases de données permettant de comparer ADN, plaques d'immatriculation ou empreintes digitales. La prochaine étape pourrait donc être la reconnaissance faciale.
Mais le projet inquiète, notamment du côté des ONG qui craignent que cette technologie soit utilisée par des régimes autoritaires pour de la surveillance pour motifs politiques et pas pour le travail de la police.
En France, l'État espère mettre en place dès cette année son service d'identité sur internet baptisé "Alicem" : il doit permettre aux Français détenteurs d'un passeport biométrique de s'identifier avec une sécurité élevée. Un système contesté par les défenseurs de la vie privée, car pour en bénéficier, il faut passer là-encore par une étape de reconnaissance faciale. Pour répondre aux critiques, le secrétaire d'État au Numérique Cédric O a mis en avant la nécessité d'encadrer les projets de reconnaissance faciale face aux dérives potentielles et notamment pour éviter la surveillance généralisée.

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