Podcast CLAZZ

9 NOVEMBRE 1986 : LE MUR DE BERLIN

C'était le 9 novembre 1989.
30 ans que la paroi de béton qui séparait la ville entre Est et Ouest, symbole de la guerre froide post deuxième guerre mondiale, est tombé.
Un jour historique vécu par Mathias Fekl, ce franco-allemand, ancien ministre de l’intérieur sous François Hollande, et qui habitait Berlin-Ouest au moment de la chute du mur, à l’époque aussi impressionnant que craint. Mathias Fekl au micro de CLAZZ 30 ans après, difficile de parler de réunification réussie tant les écarts entre l’ex-RDA et Allemagne de l’Ouest sont toujours visibles: taux de chômage ou bien en termes de salaires : 3.400 euros par mois en moyenne pour un travailleur à l’Ouest contre 2.600euros à l’Est. C'est 30% de moins, à peu près comme il y a 30 ans. 
Résultat, après la réunification, près de 2 millions de personnes ont quitté les anciennes régions communistes de l'EST, pour aller à l’Ouest, où les salaires étaient meilleurs. L'occasion également de rappeler que la réunification a été un chantier titanesque qui a mobilisé sur une génération :1000 milliards d’euros, ce qui représente plus de 3 fois le budget annuel de la France. "DECRYPTAGE DE L'ACTUALITÉ" est à retrouver chaque matin à 7h45 et 8h45 sur CLAZZ

C'était le 9 novembre 1989.30 ans que la paroi de béton qui séparait la ville entre Est et Ouest, symbole de la guerre froide post deuxième guerre mondiale, est tombé.Un jour historique vécu par Mathias Fekl, ce franco-allemand, ancien ministre de l’intérieur sous François Hollande, et qui habitait Berlin-Ouest au moment de la chute du mur, à l’époque aussi impressionnant que craint.

Mathias Fekl au micro de CLAZZ

30 ans après, difficile de parler de réunification réussie tant les écarts entre l’ex-RDA et Allemagne de l’Ouest sont toujours visibles: taux de chômage ou bien en termes de salaires : 3.400 euros par mois en moyenne pour un travailleur à l’Ouest contre 2.600euros à l’Est. C'est 30% de moins, à peu près comme il y a 30 ans.  Résultat, après la réunification, près de 2 millions de personnes ont quitté les anciennes régions communistes de l'EST, pour aller à l’Ouest, où les salaires étaient meilleurs. L'occasion également de rappeler que la réunification a été un chantier titanesque qui a mobilisé sur une génération :1000 milliards d’euros, ce qui représente plus de 3 fois le budget annuel de la France.

"DECRYPTAGE DE L'ACTUALITÉ" est à retrouver chaque matin à 7h45 et 8h45 sur CLAZZ

08 novembre 2019

1 an après : l'horreur à Marseille

C'était il y a un an, le 5 novembre 2018 : l’horreur à Marseille, deux immeubles de la rue d'Aubagne s'effondraient en plein centre-ville. Un drame terrible et un bilan très lourd, 8 morts. Une onde de choc qui a mis en lumière l'habitat indigne au cœur de la cité phocéenne, entrainant des évacuations en cascade.
Aujourd’hui, la rue d'Aubagne porte encore les stigmates de la catastrophe. Un paysage totalement vide laissé par l’effondrement et des grillages de protection. Un an après, quel bilan les associations tirent-elle de l'action publique ? Ecoutez Florent Houdmon est directeur régional en PACA de la Fondation Abbé Pierre, au micro de CLAZZ. Une prise de conscience relative car il y a encore beaucoup de travail à faire et beaucoup d’argent à mettre sur la table.D'ici la fin de l'année, l'Etat aura engagé 17 millions d'euros pour la rénovation de Marseille, très loin des engagements pris après la catastrophe par le ministre du Logement, Julien Denormandie, qui avait promis une aide de 240 millions d'euros pour lutter contre l'habitat indigne dans la deuxième ville de France. Une somme qui sera versé sur dix ans, assure-t-on au ministère du Logement. "DECRYPTAGE DE L'ACTUALITE", une chronique à retrouver chaque matin à 7h45 et 8h45 sur CLAZZ.

C'était il y a un an, le 5 novembre 2018 : l’horreur à Marseille, deux immeubles de la rue d'Aubagne s'effondraient en plein centre-ville. Un drame terrible et un bilan très lourd, 8 morts. Une onde de choc qui a mis en lumière l'habitat indigne au cœur de la cité phocéenne, entrainant des évacuations en cascade. Aujourd’hui, la rue d'Aubagne porte encore les stigmates de la catastrophe. Un paysage totalement vide laissé par l’effondrement et des grillages de protection. Un an après, quel bilan les associations tirent-elle de l'action publique ? Ecoutez Florent Houdmon est directeur régional en PACA de la Fondation Abbé Pierre, au micro de CLAZZ.

Une prise de conscience relative car il y a encore beaucoup de travail à faire et beaucoup d’argent à mettre sur la table.D'ici la fin de l'année, l'Etat aura engagé 17 millions d'euros pour la rénovation de Marseille, très loin des engagements pris après la catastrophe par le ministre du Logement, Julien Denormandie, qui avait promis une aide de 240 millions d'euros pour lutter contre l'habitat indigne dans la deuxième ville de France. Une somme qui sera versé sur dix ans, assure-t-on au ministère du Logement.

"DECRYPTAGE DE L'ACTUALITE", une chronique à retrouver chaque matin à 7h45 et 8h45 sur CLAZZ.

05 novembre 2019

ANTI-GASPI : la bonne idée venue de la mer

Un plan contre le gaspillage alimentaire plutôt inédit ! Ce n'est pas dans un restaurant, ni dans une association mais dans le plus grand aquarium d'Europe, à Boulogne sur Mer.
Nausicaa vient de signer un partenariat avec l'entreprise Delanchy, spécialisée dans le transport réfrigéré. Les produits de la mer destinés à être jetés sont récupérés et servis aux espèces vivant dans l'aquarium. La marchandise est fraîche et pourrait être consommée mais elle est pourtant impropre à la consommation, parfois à cause d'une simple erreur d'étiquetage. Alors au lieu de partir à la poubelle, elles nourrissent les poissons de Nausicaa: des oursins pour les anguilles, des coques pour les poissons du lagon... Les produis récupérés par l'aquarium présentent plusieurs avantages comme nous l'explique Stéphane Henard, responsable de l'aquariologie à Nausicaa. Différents mélanges sont élaborés à partir de ces denrées pour satisfaire les besoins nutritionnels des animaux. Une démarche qui devrait permettre également à l'aquarium de faire des économies, en achetant moins de nourriture pour ses pensionnaires. Depuis le début du mois d'octobre, Nausicaá a reçu une centaine de kilos par semaine de produits de la mer destinés à être détruits. De quoi limiter le gaspillage alimentaire qui représente en France plus de 10 millions de tonnes chaque année. "DEVELOPPEMENT DURABLE" , une chronique à écouter chaque matin à 7h15 sur CLAZZ

Un plan contre le gaspillage alimentaire plutôt inédit ! Ce n'est pas dans un restaurant, ni dans une association mais dans le plus grand aquarium d'Europe, à Boulogne sur Mer. Nausicaa vient de signer un partenariat avec l'entreprise Delanchy, spécialisée dans le transport réfrigéré. Les produits de la mer destinés à être jetés sont récupérés et servis aux espèces vivant dans l'aquarium.

La marchandise est fraîche et pourrait être consommée mais elle est pourtant impropre à la consommation, parfois à cause d'une simple erreur d'étiquetage. Alors au lieu de partir à la poubelle, elles nourrissent les poissons de Nausicaa: des oursins pour les anguilles, des coques pour les poissons du lagon... Les produis récupérés par l'aquarium présentent plusieurs avantages comme nous l'explique Stéphane Henard, responsable de l'aquariologie à Nausicaa.

Différents mélanges sont élaborés à partir de ces denrées pour satisfaire les besoins nutritionnels des animaux. Une démarche qui devrait permettre également à l'aquarium de faire des économies, en achetant moins de nourriture pour ses pensionnaires. Depuis le début du mois d'octobre, Nausicaá a reçu une centaine de kilos par semaine de produits de la mer destinés à être détruits. De quoi limiter le gaspillage alimentaire qui représente en France plus de 10 millions de tonnes chaque année.

"DEVELOPPEMENT DURABLE" , une chronique à écouter chaque matin à 7h15 sur CLAZZ

05 novembre 2019

Nouveau DATA CENTER

Changement de décor et d'activité à Marseille avec la transformation d'un site historique en site numérique.
Une ancienne base de sous-marins allemands va en effet être reconvertie en data center. Un chantier colossal: 140 millions d'euros !
A l'origine, durant la seconde guerre mondiale, le site devait servir d'abri aux Allemands. Au final, il n'aura jamais été utilisé. Trop coûteux , pour autant, de le détruire, mais le transformer 75 ans plus tard, pourquoi pas?
Pourquoi ce choix atypique de devenir un centre de stockage de données numériques ? Et bien parce que le site permet d'être positionné près des câbles sous-marins, ce qui apporte un véritable plus en terme de vitesse de transferts des informations.
A l’initiative, le groupe Interxion qui exploite déjà une quarantaine de data centers en Europe, c'est le cas notamment à Paris, Bruxelles, Madrid ou bien Amsterdam aux Pays-Bas qui abrite le siège social du fournisseur européen. A Marseille, ce bâtiment militaire massif de 250 mètres de long doit encore être aménagé. A terme, le data center sera capable de stocker des millions d'informations numériques pour des clients qui s'appellent Google, Amazon, Facebook et Apple: les fameux GAFA. Objectif, prendre possession des locaux au 1er mars. Fin 2020, quasiment 7000 mètres carrés de salles blanches, des zones à l'abri de la poussière, seront opérationnels. Un data center qui consommera l'équivalent d'une ville de 20 000 habitants. Sa température sera d'ailleurs maintenue autour des 25 degrés pour éviter la surchauffe des serveurs, et ce grâce à un système qui utilise l'eau provenant de l'ancien réseau minier de Gardanne, tout près de Marseille. "ECONOMIE POSITIVE" : une chronique à retrouver sur CLAZZ chaque matin à 6h15 et 8h15

Changement de décor et d'activité à Marseille avec la transformation d'un site historique en site numérique.Une ancienne base de sous-marins allemands va en effet être reconvertie en data center. Un chantier colossal: 140 millions d'euros ! A l'origine, durant la seconde guerre mondiale, le site devait servir d'abri aux Allemands. Au final, il n'aura jamais été utilisé. Trop coûteux , pour autant, de le détruire, mais le transformer 75 ans plus tard, pourquoi pas? Pourquoi ce choix atypique de devenir un centre de stockage de données numériques ? Et bien parce que le site permet d'être positionné près des câbles sous-marins, ce qui apporte un véritable plus en terme de vitesse de transferts des informations.A l’initiative, le groupe Interxion qui exploite déjà une quarantaine de data centers en Europe, c'est le cas notamment à Paris, Bruxelles, Madrid ou bien Amsterdam aux Pays-Bas qui abrite le siège social du fournisseur européen.

A Marseille, ce bâtiment militaire massif de 250 mètres de long doit encore être aménagé. A terme, le data center sera capable de stocker des millions d'informations numériques pour des clients qui s'appellent Google, Amazon, Facebook et Apple: les fameux GAFA.

Objectif, prendre possession des locaux au 1er mars. Fin 2020, quasiment 7000 mètres carrés de salles blanches, des zones à l'abri de la poussière, seront opérationnels. Un data center qui consommera l'équivalent d'une ville de 20 000 habitants. Sa température sera d'ailleurs maintenue autour des 25 degrés pour éviter la surchauffe des serveurs, et ce grâce à un système qui utilise l'eau provenant de l'ancien réseau minier de Gardanne, tout près de Marseille.

"ECONOMIE POSITIVE" : une chronique à retrouver sur CLAZZ chaque matin à 6h15 et 8h15

05 novembre 2019

"L'arrêté de la honte" ?

C'est un arrêté qui fait polémique : la décision de suspendre la distribution de repas aux migrants à Calais. Décision prise par la maire Natacha Bouchart, qui dit craindre de troubles à l'ordre public
Les associations dénoncent-elles un arrêté de la honte, alors qu'un migrant est mort intoxiqué au monoxyde de carbone et que l'on recense aujourd'hui entre 400 et 600 migrants à Calais.
Face à la question migratoire, les pays européens font entendre leur désaccords. Le mois dernier, ils sont parvenus à un accord qui consiste à répartir automatiquement les personnes débarquées lors de sauvetage de migrants en mer pour une durée de six mois. Si la France, l'Allemagne ou encore l'Italie et Malte ont approuvé le principe, des pays comme la Grèce se montrent plus récalcitrants avec encore près de 1000 arrivées par mois.
En attendant, le Parlement européen a, lui, rejeté la résolution pour intensifier les opérations de sauvetage en méditerranée. Face à cette question, la France souhaite de son côté créer un haut-commissaire à l'immigration au sein de son gouvernement pour coordonner l'action des différents acteurs. "L'EUROPE en France", une chronique à retrouver chaque matin sur CLAZZ, à 6h45

C'est un arrêté qui fait polémique : la décision de suspendre la distribution de repas aux migrants à Calais. Décision prise par la maire Natacha Bouchart, qui dit craindre de troubles à l'ordre publicLes associations dénoncent-elles un arrêté de la honte, alors qu'un migrant est mort intoxiqué au monoxyde de carbone et que l'on recense aujourd'hui entre 400 et 600 migrants à Calais.Face à la question migratoire, les pays européens font entendre leur désaccords. Le mois dernier, ils sont parvenus à un accord qui consiste à répartir automatiquement les personnes débarquées lors de sauvetage de migrants en mer pour une durée de six mois. Si la France, l'Allemagne ou encore l'Italie et Malte ont approuvé le principe, des pays comme la Grèce se montrent plus récalcitrants avec encore près de 1000 arrivées par mois. En attendant, le Parlement européen a, lui, rejeté la résolution pour intensifier les opérations de sauvetage en méditerranée. Face à cette question, la France souhaite de son côté créer un haut-commissaire à l'immigration au sein de son gouvernement pour coordonner l'action des différents acteurs.

"L'EUROPE en France", une chronique à retrouver chaque matin sur CLAZZ, à 6h45

05 novembre 2019

Idée en vogue : les forêts urbaines

DEVELOPPEMENT DURABLE Bientôt une forêt au pied des immeubles?
C'est une nouvelle idée qui prend son essor : "les forêts urbaines". De nombreuses villes ont mis en place ces dernières années ou décennies d’ambitieux programmes de plantations ligneuses, dans l’objectif de constituer de réelles « forêts urbaines ». En 2012, Montréal s’est ainsi fixé un « plan d’action canopée » très ambitieux prévoyant la plantation de 300 000 arbres d'ici à 2025 pour atteindre un indice de canopée de 25 %. Et New York a lancé en 2007 son propre projet qui visait la plantation d’un million d’arbres. En France, la métropole de Lyon a adopté dès 2000 une "charte de l'arbre" pour faire face au changement climatique. C'est aussi le cas de Nantes et de Paris.Paris, dont l’ambition est de constituer une ville neutre en carbone et 100 % énergies renouvelables d’ici à 2050, prévoit de planter 20 000 arbres supplémentaires d’ici à 2030 et de constituer un canevas de petites forêts urbaines d’ici à 2050. Autant d’exemples à suivre et d’opérations à multiplier dans toutes les villes au cours des prochaines décennies pour les faire évoluer vers de réelles forêts urbaines, comme autant de "cités végétales" du XXIe siècle, pour reprendre l’expression de l’architecte futuriste Luc Schuiten. Retrouver la chronique DEVELOPPEMENT DURABLE de CLAZZ chaque matin entre 6h et 9h.

DEVELOPPEMENT DURABLE

Bientôt une forêt au pied des immeubles?C'est une nouvelle idée qui prend son essor : "les forêts urbaines".

De nombreuses villes ont mis en place ces dernières années ou décennies d’ambitieux programmes de plantations ligneuses, dans l’objectif de constituer de réelles « forêts urbaines ».

En 2012, Montréal s’est ainsi fixé un « plan d’action canopée » très ambitieux prévoyant la plantation de 300 000 arbres d'ici à 2025 pour atteindre un indice de canopée de 25 %. Et New York a lancé en 2007 son propre projet qui visait la plantation d’un million d’arbres.

En France, la métropole de Lyon a adopté dès 2000 une "charte de l'arbre" pour faire face au changement climatique. C'est aussi le cas de Nantes et de Paris.Paris, dont l’ambition est de constituer une ville neutre en carbone et 100 % énergies renouvelables d’ici à 2050, prévoit de planter 20 000 arbres supplémentaires d’ici à 2030 et de constituer un canevas de petites forêts urbaines d’ici à 2050.

Autant d’exemples à suivre et d’opérations à multiplier dans toutes les villes au cours des prochaines décennies pour les faire évoluer vers de réelles forêts urbaines, comme autant de "cités végétales" du XXIe siècle, pour reprendre l’expression de l’architecte futuriste Luc Schuiten.

Retrouver la chronique DEVELOPPEMENT DURABLE de CLAZZ chaque matin entre 6h et 9h.

16 octobre 2019