RENNES INTERDIT LE CHAUFFAGE EXTERIEUR

10 mars 2020 à 11h49

Cet hiver sur les terrasses des bars et des cafés, les chauffages ont tourné à plein régime. Une idée, certes confortable pour les clients, mais pas du tout écologique. La municipalité de Rennes a donc pris la décision d'interdire les chauffages sur les terrasses.

La mesure est entrée en vigueur en janvier dernier suite à la création du Guide Terrasse: un document d’une cinquantaine de pages précisant les règles à respecter par les patrons des bars et restaurants du centre-ville. Parmi les objectifs : répondre aux enjeux de transition énergétique. Tous les commerçants jouent le jeu. Le président de l’Union des métiers des industries et de l’hôtellerie en convient : chauffer les terrasses est une aberration écologique.

Voici une idée de l’impact environnemental de ces chauffages extérieur d'après Thierry Salomon, cofondateur de Négawatt, cité par nos confrères de Reporterre : il estime qu'une terrasse de 15 mètres de long équipée de braseros au propane peut émettre dans l'atmosphère jusqu'à 13,7 tonnes de gaz carbonique... soit l’équivalent des émissions d’une berline neuve qui roulerait 122.000 km, trois fois le tour du globe terrestre. Avec un chauffage électrique radiant à infrarouge il estime la consommation à «1000 kWh par m2 contre 40 maximum pour un logement bien isolé.

Et pourtant, il n'y a que deux villes en France qui ont interdit les chauffages extérieurs : Rennes et Thonon les Bains en Haute Savoie qui a interdit les parasols chauffants il y a déjà 7 ans. Alors pourquoi la mesure n'est-elle pas adoptée dans d'autres villes ? Le sujet est sensible auprès des commerçants, car les terrasses représentent souvent une grande partie du chiffre d'affaire des établissements. 

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